Radio Fréquence de France, des reportages au plus près de l'action

Radio Fréquence de France, c'est une radio imaginaire, où les reportages en direct du front ou de l'arrière se succèdent. Imaginée par une classe de 3ème du collège Lucie-et-Raymond Aubrac à Plouagat (22) cette radio nous invite à nous plonger de manière originale dans la Grande-Guerre.

Tout au long de l'année, le travail mené par la classe et leur professeur, en lien avec les Archives Départementales dans le cadre du dispositif "Retour aux sources d'archives" a permis de s'immerger dans les archives afin de construire des reportages au plus près des réalités de l'époque.

Des femmes à l'usine à l'interview d'Hugo Ringer, un allemand interné au camp du Jouguet près de Saint-Brieuc, des médecins au front ou des jeunes filles à l'école à Plélo, les reportages de Radio Fréquence de France nous laissent entendre le quotidien et les préoccupations des habitants des Côtes-du-Nord pendant la Grande Guerre.

Toutes les interviews sont réalisées par les élèves de la classe de 3ème

 

 

Un poilu au Front

Bonjour à tous chers auditeurs !

Aujourd'hui 13 septembre 1916 en direct du Front, à Louvemont dans la Meuse, nous interviewons Joseph ... originaire de Plérin dans les Côtes du Nord et soldat du 154ème régiment d'infanterie, un de nos fameux poilus...

Lu par les élèves de 3ème
du collège Lucie-et-Raymond-Aubrac de Plouagat



 

 

 

 

Un marin brestois

Bonjour à tous,

Aujourd'hui, le 14 août 1915, nous rencontrons Guillaume-Marie JEZEGOU, un marin de 18 ans, originaire de Saint-Marc, un quartier de Brest.

Lu par les élèves de 3ème
du collège Lucie-et-Raymond-Aubrac de Plouagat


 

 

 

 

Un conscrit

Bonjour,

En ce 9 septembre 1914 nous sommes honorés de vous présenter François-Marie Lecuyer, originaire de Trégomeur dans les Côtes-du-Nord et soldat du 382ème régiment d'infanterie commandé par le général Jean-Luc Mortier.

Lu par les élèves de 3ème
du collège Lucie-et-Raymond-Aubrac de Plouagat

 

 

 

A Saint-Brieuc, usine des forges et aciéries

Aujourd'hui, 12 mai 1917, nous sommes à Saint-Brieuc, département des Côtes-du-Nord, plus précisément à l'usine des Forges et aciéries, boulevard Carnot. Une usine installée depuis 1874.

Avec nous, Marguerite Le Quément, mère de six enfants, dont le mari est actuellement au front en train de défendre notre patrie. 

 

Lu par les élèves de 3ème
du collège Lucie-et-Raymond-Aubrac de Plouagat



 

 

 

 

Enfants à l'école

Bonjour à tous nos auditeurs,

Aujourd'hui, 12 octobre 1916, nous nous trouvons à Plélo, petit village des Côtes-du-Nord, dans une classe de cours moyens de l'école des filles.

Nous rencontrons Marie et Rose, deux soeurs jumelles de dix ans qui ont eu le malheur de perdre leur père il y a quelques mois, Jean-Baptiste Gourio, mort pour la France.

Au micro, Constance Vazeux pour  Fréquence de France.

Lu par les élèves de 3ème
du collège Lucie-et-Raymond-Aubrac de Plouagat

 


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Au camp du Jouguet avec Hugo Ringer

Bonjour mes chers auditeurs,

Nous sommes ici, au camp du Jouguet dans les Côtes-du-Nord, auprès d'Hugo Ringer, un Allemand qui travaillait à Amiens lorsque la guerre commença.

Comme beaucoup d'autres, il a interdiction de quitter le territoire et est transféré dans un camp.

Lui, a rejoint l'usine du Jouguet.

Là, avec ses 500 compagnons d'infortune, il y séjourne depuis deux semaines.


Lu par les élèves de 3ème
du collège Lucie-et-Raymond-Aubrac de Plouagat



 

 

 

 

Quotidien d'un médecin à l'arrière

Nous sommes aujourd'hui le 21 février 1918 sur Fréquence de France pour évoquer ce terrible conflit avec notre invité Monsieur Joseph Auffray, médecin auxiliaire à l'Hôpital annexe de Paimpol. 111 lits, actuellement tous occupés.

Lu par les élèves de 3ème
du collège Lucie-et-Raymond-Aubrac de Plouagat


 

 

 

 

Casque Adrian, paire de jumelles ou briquet "Verdun"... découvrez quelques objets emblématiques de la Grande Collecte 14-18 qui s'est déroulée du 12 au 15 novembre 2013 aux Archives départementales des Côtes d'Armor, avec près de 207 contributions.

Chaque objet a son histoire, laissez-vous la conter par les 3ème du collège Racine de Saint-Brieuc.

Merci aux contributeurs de la Grande Collecte, qui ont bien voulu apporter leur concours à la réalisation de cette exposition (ci-dessous, diaporama de la Grande Collecte aux Archives).

Assiettes à dessert

Huit assiettes à dessert représentant des « facéties militaires ». Elle proviennent de la faïencerie de Sarreguemines dans le département de la Moselle, célèbre pour ses modèles colorés représentant des scènes de la vie quotidienne. 

Ici, sur un ton humoristique, le service représente des scènes de la vie des poilus. Au centre de chaque assiette, on peut voir un dessin qui est entouré d'une frise (identique sur chaque assiette) représentant divers objets (gourde, balais …). Des titres sont également inscrits comme « Aux manœuvres », « Mauvaise affaire » ou « Ça barde ».

 

Lu par Carole,
contribution n° 27


Casque Adrian

Deux casques Adrian datant de la Première Guerre mondiale orné, à l'avant, d'une insigne représentant l'appartenance à l'infanterie (grenade surmontée d'une flamme estampillée « République Française »). Fabriqué dans une tôle d'acier laminé d'une épaisseur de 7 à 10 mm, le casque pèse entre 670 et 750 grammes. Ils appartenaient aux frères de la famille Lineuc.

Des trois frères, François est le seul a être rentré en vie. En effet, Victor meurt « pour la France » le 6 septembre 1914 et Jean, blessé à Verdun, meurt quant à lui le 22 mars 1917. 

 

Lu par Esteban,
contribution n° 36

 


Montre

Montre en cuir ouvragé. Objet personnel d'un poilu originaire d'Allineuc dans les Côtes-du-Nord. C'est une montre à gousset avec un bracelet en cuir pour pouvoir la mettre au poignet, ce qui est plus pratique. La montre bracelet a été créée en 1904 par le joaillier Louis Cartier pour un de ses amis aviateur. En effet, celui-ci se plaignait de la difficulté de regarder sa montre à gousset en plein vol. Par la suite, les montres bracelets ont été popularisées et sont devenues un objet du quotidien.

Lu par Léa,
contribution n°47

Paire de jumelles et son étui en cuir

Objet ayant appartenu à Yves-Marie Menguy, soldat des Côtes-du-Nord, au 48e Régiment d'Infanterie, téléphoniste et grenadier puis « nettoyeur de tranchées » à Verdun. 

Lu par Maximilien,
contribution n° 52

Mandoline

Mandoline en bois de 60 cm de longueur, ornée d'un papillon appartenant à Louis-Eugène Villeneuve, fabriquée lors de sa captivité à Wurzburg en Allemagne.

Louis-Eugène Villeneuve est né à Paris en 1903. Mobilisé le onzième jour de la guerre dans le 128e Régiment d'Infanterie, il est blessé en septembre 1914. Le 1er avril 1915 il est fait prisonnier à Maizeray (Meuse) et sera emmené dans la ville de Wuerburg. 

La fabrication d'objet permet de conjurer l'ennui. Ici, la musique s'ajoute à la conception permettant un divertissement prolongé dans le temps (créant une nouvelle occupation dès la fin de la réalisation).

Lu par Maïa
Contribution n° 68 

 

Briquet en cuivre

Briquet en cuivre et matériaux de récupération, en forme de livre, comportant l'inscription «Verdun jamais !», des initiales «H.B» et la date «1917». Le briquet est délicatement ouvragé et présente un motif floral ainsi que divers éléments en relief. Nous n'avons pas d'information sur son origine (auteur, date ou lieu) mais la fabrication de briquets était courante au cours de la Première Guerre mondiale. Les soldats confectionnaient ces objets pour «passer le temps» quand les combats n'étaient pas réguliers. On retrouve aujourd'hui de nombreux objets fabriqués par le poilus comme des bagues, des douilles d'obus sculptées ou des briquets.

Lu par Pauline
Contribution n° 75

Cantine en bois

Cantine en bois servant à conserver des aliments. Elle a appartenu au soldat Maurice Duval né dans la ville des Andelys et décédé à Vernon (Eure). Pendant la guerre, il a sûrement été mobilisé sur le front d'Orient où il était facteur. Sa cantine servait donc à entreposer le courrier qu'il distribuait par la suite. Maurice Duval transportait également avec lui une pelote de ficelle lui servant à relier les liasses de courrier entre elles.

 Lu par Paul

Contribution n° 83

 

Coupe-papier

Coupe-papier réalisé avec une cartouche. On peut voir sur une face une gravure représentant un Indien et sur l'autre face des initiales stylisées « E.B ». Ce coupe-papier appartenait à Eugène-Louis Belloir né le 20 juin 1889 à Pleumeur-Bodou dans les Côtes-du-Nord. Engagé volontaire, il fait partie du 48e Régiment d'Infanterie et a été blessé par un éclat d'obus en 1915. Il était agent de liaison et patrouilleur. 

Cet objet fait parti de ce que l'on appelle « l'art des tranchées ». Il s'agit d'objets réalisés par des soldats au front mais souvent en 2e ou 3e ligne, à l'arrière ou pendant les temps de repos à partir de matériaux de récupération. Ceux-ci sont nombreux : douilles d'obus, métaux, cartouches, os…

On retrouve énormément de coupe-papier réalisés pendant la Première Guerre mondiale. 

Lu par Katell,
contribution n° 86

 

Portefeuille troué et deux carnets

Portefeuille en cuir souple troué par une balle comportant deux carnets. Il appartenait à Antoine Brignon, mort le 10 octobre 1914 sur le champ de bataille. Soldat de la 11e Compagnie du Régiment d’Infanterie n°99, il était marié à Marie-Anna Eigel et domicilié dans le Bas-Rhin. Son portefeuille et ses papiers ont été retrouvés sur son corps, tous percés de la balle qui l'a tué, et restitués à sa famille. 

Lu par Sreipich
Contribution n° 128 

Tabatière

Tabatière en bois et os. Sur une face, on peut lire « Souvenir de la guerre 1915 » et sur l'autre, « Célestine » accompagné d'un dessin représentant des palmes de la victoire. Elle a appartenu à Jean-Marie Le Guen, né à Pleubian (Côtes-du-Nord) le 1er juillet 1868, marin pendant la Première Guerre moniale et marié à Célestine Le Guéval. Son numéro de matricule est le 1308 et il est mort pendant le conflit. Les tabatières font parties des objets confectionnés par les soldats durant la guerre, elles appartiennent à l'art des tranchées. 

Lu par Julie
Contribution n° 140

Briquet avec mention "Verdun"

Briquet en cuivre et matériaux de récupération (douilles d'obus), en forme de livre portant sur le recto l'inscription « Verdun » et sur le verso des initiales « E.G ». Sur la tranche sont inscrites les dates « 1916 » et « 1917 ». 

Le briquet est extrêmement bien décoré avec un motif floral. Le travail de précision est assez impressionnant et témoigne d'un grand savoir-faire manuel, caractéristique de la société française de l'époque. En effet, la plupart des hommes étaient des artisans sachant utiliser leurs mains pour réaliser divers travaux. 

Lu par Tristan,
contribution n° 150